"
Quand les journées sont trop longues, je compte et recompte les secondes...
Je recalcule.
J'ai l'impression que je vieillis à vue d'heure
D'ailleurs, j'ai l'impression de n'avoir jamais été jeune...
Ni enfant...
Ni bébé...
Jamais.
Sauf la première fois, peut-être.
J'ai l'impression de n'avoir jamais été..."
((Je n'écris pas, Je cris))
François David.
Le Cri
Hommage à mon professeur de Théâtre à Millet (Il était temps!). C'est lui qui a écrit ce texte. J'en avais joué quelques morceaux devant la caméra du lycée.
Hommage à lui pour tout ce qu'il nous a appris. Hommage à lui pour les conseils de classe. Hommage à lui pour nos sempiternelles prises de têtes sur ce qu'aurait dit (ou n'aurait pas dit...) Baudelaire (
Le bizar est beau? Ou
L'étrangeté est le condiment nécessaire de toute beauté? Je suis persuadée que la deuxième est la vraie, et lui, optait pour la première!).
Pour la plus belle phrase qu'on ne m'ai jamais dite:
"Tu n'as pas à t'inquiéter pour cela Harmonie, toi aussi tu possèdes une aura, mais tu ne le sais pas encore..."
A Rimbaud.
A Baudelaire.
A mes amours adolescents.
A toi mon Amour, ma Mouette, ma Princesse.
Vive Nous?
Elevation-Baudelaire
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!
Ce qu'on entend sur les plages
C'est pas le grand cri sauvage
D'un poète de dix-sept ans
Qui vend des glaces pour un temps
Y a pas de poèmes sans je t'aime
Sans Rimbaud et sans Verlaine
Sans un c½ur pur sous la peau
Sans musique et des sanglots
Ce qu'on voit,Ce qu'on entend...
De la pluie ou bien du vent
C'est une saison qui se perd
C'est l'enfer
"Le Spleen, c'est le malêtre physique et métaphysique,
L'Idéal, c'est la recherche eternelle et introuvable d'un
monde parfait et suprasensible..."
Pix: June